ailes De maman - coaching de vie

" parce qu'avant d'être une mère vous êtes d'abord une femme"

Congé Paternité : Liberté, égalité, équité

Octobre 2020

Dès juillet 2021, le congé paternité passera à 28 jours. Evolution ou régression ? Evolution bien sûr, tant cette importance donnée et reconnue au père est une bonne nouvelle ! (Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi, dans le même temps, une autre loi risque de priver délibérément des enfants de père.) Mais je salue cette initiative, avec un bémol : j’ai l’étrange impression qu’une égalité absolue entre congé paternité et maternité (50/50) est l’objectif à atteindre. N’oublions tout de même pas que c’est la mère qui accouche, pas l’homme… il serait donc normal que celle-ci ait quelques jours en plus de congé non ? J’aimerais donc que cette évolution des congés aille dans le sens de l’équité et de la liberté. Comme c’est le cas - on l’oublie bien souvent - en Suède : « Le congé parental n’a pas en France la même souplesse que dans les pays scandinaves. En Suède par exemple le congé de maternité dure 480 jours, dont 60 sont dévolus à la mère, 60 au père, les 360 jours restants pouvant être pris par l’un ou l’autre. Si c’est la mère qui en profite, elle pourra travailler deux ans à mi-temps, ou quatre ans à quart temps, en gardant poste et ancienneté. » (extrait de « Au secours je me noie, comprendre et éviter le burn-out maternel »). Inspirant, non ? 

Fin d’été

août 2020

L’émotion est vive, et me prend aux entrailles. Je suis devant les plages du Débarquement. Très émue, très touchée, je vois soudain un adolescent prendre son jeune frère par les épaules : « je t’explique, en fait, ce sont des soldats qui se sont sacrifiés pour les autres, pour leur liberté » lui explique-t-il. Et là, bingo ! Ces mots résonnent en moi avec puissance, faisant écho à ma vie de mère. Le mot « sacrifice » est violent, dur, difficile, râpeux, voire même inaudible en 2020. Pourtant la réalité, elle, est là. tenace. Ces jeunes hommes - anglais, américains, canadiens, français - sont bel et bien tombés, en juin 1944, pour notre liberté. Ils ont, littéralement, donné leur vie pour que d’autres vivent. Comme l’ont fait, et le font encore tant et tant de mamans ! Comme l’ont fait et le font encore tant et tant de papas. L’un d’eux, un jour, me confiait : « tu sais, si je n’avais pas eu de famille, si je n’avais pas été père, j’aurais fait du parapente, de la rando en haute montage, de l’oenologie… » C’est bien grâce aux sacrifices - oui, j’ose le mot - de ses parents que l’enfant peut prendre son envol vers la liberté. Une belle parentalité est à ce prix. Comme disait le philosophe-poète-écolo-avant-l’heure Gustave Thibon : « il faut choisir : rester fleur et se faner, ou mourir et devenir fruit ». 

Un bébé toute seule

juillet 2020

En plein coeur de l’été, alors que de nouvelles lois sur la maternité vont ou viennent d’être votées, je prends du temps pour écrire ces lignes. Parce que je suis bouleversée en pensant à ces bébés qui vont naître, orphelins de père et doublement maternés. Alors, oui, j’ose dire ceci. La PMA pour toutes, c’est : 1/ Une injustice pour l’enfant. Les femmes, elles, ne font que subir les conséquences de la « justice naturelle » : le même avec le même « engendre » la stérilité. La véritable justice voudrait que tout petit humain ait le droit de naître entouré d’une mère ET d’un père. 2/ La haine de l’homme en héritage. Priver un bébé de père dès le début de sa vie, c’est transmettre à son bébé cette croyance : « la moitié de l’humanité ne vaut rien ». Comment un enfant héritier de cette toute puissance féminine pourrait-il se construire dans la sérénité ? 3/ Une violation écologique. La nature a besoin de mâle et de femelle pour la fécondation - cf le combat contre la disparition des abeilles polinisatrices. Il faudrait donc contourner, violenter, brusquer Dame nature, pour qu’elle se plie aux désirs des adultes ? Et cela, à l’ère de la vague verte et de l’empreinte carbone ? 4/ L’éclatement de la maternité. Avec le ROPA, l’enfant non seulement n’aura pas de père, mais en plus il sera dorloté par deux mères : la donatrice et la gestatrice. « Qui est mon père ? se demandait l’enfant dans la PMA. Qui est ma mère ? se demandera l’enfant pris entre deux mères » (in Causeur 25 juillet 2020). Un bébé privé d’un père et de l’amour unique d’une mère verrait ainsi le jour, fruit d’une décision consciente et mûrement réfléchie ? Alors, si je dis Non à la PMA, c’est pour dire Oui à la paternité et à la maternité responsables. Comme dit le proverbe japonais, « l’amour d’un père est plus haut que la montagne, et l’amour d’une mère plus profond que l’océan ».

Père Hors Pair

juin 2020

Le père est-il aussi rare qu’on le dit ? Je ne le crois pas. Ceux qui « coo-pèrent à la per-fection » sont nombreux, même s’il y a « des pères absents, des pères fuyants et des perfides » (Grand Corps Malade). Que font-ils donc de si précieux qui allège la mère - en la sortant de son rôle épuisant de Maman qui la vide complètement de son énergie - et lui redonne le sourire ? Témoignages de Papa. 1/ « Quand notre fils est né, j’ai essayé d’aider ma femme à s’écarter du petit, mais comme elle l’avait porté elle pensait être la seule à savoir s’en occuper ! » Mettre de la distance entre la mère et son enfant, l’aider à sortir de la toute-puissance maternelle : première mission. 2/ « Récemment ma femme était empêtrée avec mon fils, A force de l’écouter, la situation avait fini par s’enliser, j’ai fini par intervenir, par prendre les choses en main, la situation s’est réglée, et ma femme en a été soulagée ! » Deuxième mission : aider à la prise de décision, et trancher si besoin… surtout quand Maman n’arrive pas à se décider car elle veut faire plaisir à tout le monde ! 3/ « Notre fille, l’autre soir, voulait que nous regardions un film ensemble. J’ai dit un Non ferme et définitif. Ma compagne était triste sur le coup mais finalement elle m’a avoué qu’elle était ravie » ! C’est la troisième mission : ramener la mère à sa féminité. Comme l’explique Yvon Dallaire, psychologue québécois : « L’homme rappelle à la mère qu’elle est aussi une femme et une amante, un être de plaisir et non seulement un être de devoir ». J’aime.

Témoignages tirés de « Au secours je me noie, comprendre et éviter le burn-out maternel »

L'équilibre à trois temps

mai 2020


Le saviez-vous ? Dans l’Antiquité, les « Trois Grâces » étaient le symbole de la Générosité dans ses trois mouvements : Donner, Recevoir et Echanger. L’un n’allant évidemment pas sans l’autre… Elles représentaient également la Féminité avec Euphrosyne la Sereine, Thalie la Florissante et Aglaé la Brillante. Alors que le déconfinement est en cours, alors que le confinement a été pour toutes les mamans un véritable jeu d'équilibriste, cette sculpture de Niki de Saint Phalle, dans son aspect provocateur et dérangeant, apparaît comme une belle source d’inspiration et une pressante invitation à l’équilibre pour les mères du 21ème siècle... non ? 




Alerte Coro - Spécial Papas

mars 2020

A partir de lundi, les enfants vont rester chez eux. Toute mère sait ce que cela veut dire. Les pères, pas forcément. Et ils peuvent être tentés de penser : « c’est bon, Elle va gérer… » Alors là je dis : « Stop ! » Non, les mamans ne vont rien gérer du tout ! Elles vont juste faire face… (en fait, elles ont peur de ne pas y arriver, mais ça elles ne vous le diront jamais). Alors je lance ce cri d’alarme : vous les hommes, soyez à la hauteur ! En cas de crise, les mamans serrent les dents, donnent tout, font du mieux qu’elles peuvent, donnent le change… mais ne soyez pas dupes ! Ce qui les attend est une Epreuve Sportive (physique et psychique) de Haute Compétition. Et, sachez-le, elles ne peuvent pas l’affronter seules. Elles vont avoir besoin de vous. Alors, soyez là. Présents. Attentifs. A l’écoute. Surtout, ne désertez pas ! Et vous, les mamans, parlez ! Inutile de jouer aux mères qui assurent « mais si ça va aller j’te jure… » Non, cela ne va pas aller. Alors, dites ce dont vous avez besoin, ce que vous attendez de votre homme, expliquez-lui, soyez claires dans vos demandes, et évitez de râler, de vous plaindre (ça, les hommes détestent !). Et dès maintenant, élaborez - ensemble - un Plan de Bataille pour les semaines qui viennent. Car l’enjeu est de taille : éviter que Maman ne meure au front…


Guerrière (suite)

février 2020

C’est la mode. Pas un film, pas un dessin animé, pas une émission sur nous, les femmes, sans utiliser le mot de « Guerrière ». Et puis il est vrai que nous avons Jeanne d’Arc… alors … Alors je viens de trouver une nouvelle raison d’être une guerrière. Dans un post précédent, je disais qu’il s’agissait de lutter pour découvrir la pépite de la Joie maternelle. Aujourd’hui, grâce à Camille Sfez, auteur de « La puissance du féminin », je comprends qu’il s’agit aussi de défendre son propre territoire. Oui, être guerrière, c’est protéger son « féminin sacré ». C’est savoir mettre des limites, dire OUI, dire NON et ainsi se respecter. Alors que si souvent nous, les femmes et les mères, sommes dans le « p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non », Camille Sfez nous invite à réveiller la femme déterminée et puissante en nous. Celle qui, forte et vulnérable à la fois, sait ce qu’elle veut. Pour devenir une Souveraine, « en même temps guerrière et magicienne »… Une maman quoi.

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Ni Oui ni Non

Publié le 20 octobre 2018 à 0:40 Comments commentaires (42)

C’est LE problème. Peu claire sur ce qu’elle veut vraiment la femme s’épuise. Elle dit « Oui » en pensant « Non », et « Non » en pensant « Oui ». Pas la peine de se mentir, Victor Hugo avait - et a encore - raison : « Quand la bouche dit Oui, le regard (ou le for interne, ndlr) dit peut-être… ». Alors, en entretien, la femme apprend à poser ses limites, à s’affirmer, à savoir ce qu’elle veut vraiment, à dire un « Non » clair et déterminé. Je pense à cette jeune indienne - maman solo - qui a pris conscience de son désir de dire « Non » à un travail à temps plein. Et qui, par la même occasion, a réalisé tout ce à quoi elle disait « Oui » : une qualité de vie, une forme de liberté, une plus grande sérénité, la complicité avec son fils … De son « Non » clair a pu jaillir un « Oui » plein d’enthousiasme à ses valeurs, et donc à elle-même. Comme le dit Jacques Salomé : « Oser dire Non à l’autre, c’est dire Oui à soi-même ». Pour oser exister et ainsi éviter le burn-out maternel. Et vous, quand vous dites « Non », vous dites « Oui » à quoi ? 

Du coeur en cuisine

Publié le 16 octobre 2018 à 10:40 Comments commentaires (51)

« 45 mn cardio. 0 mn cuisine ». Cette pub parisienne serait-elle un brin subversive ? Il est si facile de lire entre les lignes : « le sport c’est top, la cuisine c’est nul ». Un peu sensible sur le sujet, je l’avoue - je préfère le stylo au poireau - je crois pourtant profondément à la vertu d’un plat fait maison. Et refuse de classer l’activité culinaire dans la case « bobone ». « Ne pense pas qu’il faille être simple d’esprit pour s’occuper de la cuisine » écrivait Teresa de Calcutta. Quant à Isabelle Filliozat, dans son ouvrage « Bien dans sa cuisine », elle rappelle que la pleine conscience - encore elle - s’invite dans la pomme et le couteau. Alors, la cuisinière, trop nulle ? Sûrement pas. D’autant plus que j’ai fait récemment une expérience étrange : épluchant mes patates, j’ai « vu » des coeurs s’envoler vers mes chéris, fabuleux, prodigieux (qui a ri ?). Je crois surtout avoir compris ce jour-là le sens de l’expression : « cuisiner avec amour ». Et j’ai réalisé avec stupeur et bonheur que, par et dans un gratin dauphinois, mes enfants goûtaient à une toute autre nourriture, celle du coeur. Si j’avais 30 ans de moins je taguerais volontiers la pub du métro : « 45 mn cuisine = 45 mn cardio ».


Solitude de rentrée

Publié le 11 septembre 2018 à 10:10 Comments commentaires (47)

A l’heure de la pleine conscience et de la pleine présence, à l’heure où les bouquins de développement personnel prennent la poussière sur nos tables de nuit, à l’heure où la méditation a le vent en poupe, j’aimerais vous partager cette découverte estivale. Anne Morrow Lindbergh, grande aviatrice et épouse du non moins grand aviateur Charles - la presse américaine les surnommait à l’époque « le couple du ciel » - fut la mère de cinq enfants. Dans son ouvrage « Solitude face à la mer », paru dans les années cinquante et réédité au début du 21ème siècle, elle propose une jolie façon de se recentrer. Il s’agit, chaque matin, de « préparer en soi la réserve de paix nécessaire à une journée surchargée. » Simple, non ? Lire un poème, écrire le rêve de la nuit, jouer un petit air de musique, prier, méditer un texte, contempler un coin de nature, « ce qui importe, c'est de prêter un moment d'attention à sa vie intérieure. » Commencer ainsi sa journée en voguant « en solitaire » est, pour l’auteur, essentiel (« essence-ciel » aurait pu écrire celle qui avait l’habitude de plonger dans l’immensité céleste)… Car « c'est dans la solitude que les femmes peuvent retrouver l'essence véritable de leur être », et rester elles-mêmes avant d’endosser leur tablier maternel. Un livre qui (re)donne des ailes et une façon simple, efficace et gratuite de déjouer les pièges du burn-out maternel.

Mes trois bonnes nouvelles

Publié le 15 juin 2018 à 13:25 Comments commentaires (60)

Je les ai lues, relues, re-relues... et j’ai eu envie de vous les partager. Attention : ces petites phrases n’ont l’air de rien, mais elles peuvent changer votre vie (rien que ça !). La première ? “Une maman qui a une vie à elle donne à son enfant l’envie de grandir”. En effet, lorsque Maman existe en dehors de ses enfants, elle affirme qu’elle n’est pas seulement une mère, mais aussi – et d’abord – une femme. Cela donne à son chérubin l’envie de devenir comme elle ! La deuxième : “Une maman qui lit un livre pour se détendre fait du bien à sa progéniture”. Une expérience scientifique a montré – et c’est contre-intuitif - que faire la lecture chaque jour à ses enfants n’a pas d’incidence déterminante sur la performance académique des écoliers. Par contre, voir ses parents lire a un réel impact sur un enfant. Et si c’était le moment d’aller terminer ce bouquin commencé il y a trois mois ? Puisqu’on vous dit que c’est pour le bien de vos bambins ! La troisième ? “Une maman de mauvaise humeur n’est pas une maman maltraitante”. Cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant... Car un enfant qui est aimé le sait profondément affirme avec force la psychanalyste Claude Halmos. Il ne confond jamais violence et maltraitance avec les agacements, énervements et emportements du quotidien. Rassurant non ? (source : “les parents hélicoptères” de Nathalie Prézeau et “les limites de l’éducation positive” de Leslie Rezzoug)

Un cadeau tout doux

Publié le 26 mai 2018 à 5:05 Comments commentaires (54)

La semaine dernière, sortant d’une réunion où les sujets se bousculaient et s’emmêlaient, la présidente a mis fin au vent de panique qui soufflait par cette simple devise : “ Et n’oubliez pas : une chose à la fois, tout en douceur ! ” Depuis, cette phrase ne me quitte pas. Et j’ai découvert – preuves de chercheurs américaines à l’appui – que le “faire une chose à la fois” est bon pour le cerveau. Se concentrer sur une seule activité rend le travail plus agréable, favorise la conscience de soi et permet d’éviter une fatigue inutile... celle notamment des neurones qui, passant d’une tâche à l’autre (jusqu’à 400 fois par jour sur écran !), s’y épuisent. Quant à la douceur, je dirais volontiers qu’elle est à tester et expérimenter - voire même à exagérer - tant elle est puissante ! " S’il faut donner en quelque excès, que ce soit du côté de la douceur” écrivait le grand François de Sales. Cette douceur, qui laisse au coeur de celui qui l’expérimente une empreinte indélébile, un peu comme le doux parfum d’une maman... Invisible, insaisissable, celle-ci transforme le quotidien morne et sans éclat particulier en précieux instants. “ La main de la mère relevant avec nonchalance une mèche de cheveux sur le front de son enfant lègue à celui-ci une douceur qu'une vie entière n'épuisera pas ” écrit si joliment Christian Bobin. Oui, “une chose à la fois, tout en douceur !”, c’est mon cadeau de Fête des Mères... aussi simple que le bonheur !

Le vieillard, la mère et l'enfant

Publié le 4 mai 2018 à 10:50 Comments commentaires (51)

La mère... D’abord penchée sur son nouveau-né, elle en prend soin d’une façon toute naturelle. L’accompagnant de sa tendresse, elle lui apprend à voler de ses propres ailes. Et lorsque le grand jour arrive – celui du départ hors du nid – elle se retrouve comme désoeuvrée. À qui donner maintenant tout cet amour qu’elle porte en elle ? C’est à ce moment que, bien souvent, la vie met sur sa route un parent âgé. Elle découvre alors avec étonnement combien ce “Vieux”, est par certains aspects, semblable à son nouveau-né d’autrefois. Comme lui, si démuni, si fragile... Pourtant, la tentation est grande de considérer l’un – dans sa jeunesse - comme une promesse et l’autre – dans sa vieillesse - comme une détresse. L’un serait bienvenu et l’autre hors circuit ? Le “Vieux” demande alors de ses grands yeux, lavés par les épreuves de la vie : “Suis-je encore précieux pour vous ?” A l’ère de la bienveillance et de la bientraitance, je rêve d’un monde où nouveaux-nés et personnes âgées soient traités avec la même sollicitude : comme des trésors. Et comme par magie, la radio m’informe que ce rêve est devenu réalité grâce à l’initiative “cettefamille.com”. Celle-ci met en lien familles d’accueil et personnes âgées qui se font ainsi chouchouter durant le petit – ou peut-être grand, qui sait ? – bout de chemin qui leur reste à vivre. Car, comme disait Cocteau, “on peut mourir jeune comme on peut naître vieux”.

Le droit de débrancher

Publié le 29 mars 2018 à 0:55 Comments commentaires (48)

La nounou à portée de clic, l’ado à portée de sms, le chéri à portée de mail, la famille à portée de whats’App, la copine à portée de facebook, une aubaine, non ? Oui, mais le “cling” (ou "ding" !) à longueur de journée, l’enfant dont l’Engin ne répond pas et qui inquiète sa mère (“ben pourquoi tu stresses, Maman, tu sais bien que j’ai jamais de batterie”...), l’ado narcissique qui ne supporte pas d’attendre plus de 4 secondes une réponse, le Sms qui arrive alors que Maman a les mains pleines de shampoing... un progrès ? Mais alors on fait quoi ? Deux femmes m’ont soufflé la seule, l’unique stratégie gagnante : oser débrancher l’Engin. Ainsi, quand l’agitation est à son paroxysme dans la maison – vous savez, le fameux 18H-20H - cette jeune mère, avec une volonté sans faille, ignore l’Objet. Résultat : le volume sonore descend d’un cran et sa disponibilité mentale et émotionnelle s’élargit subitement. Ou encore, lorsqu’une discussion familiale Whats’App traîne en longueur, cette Mamie s’en éloigne en douceur. Histoire de souffler et de s’éloigner un peu de ses chéris... “Tu boudes ?”, lui lance alors sa fille. “Euh non, j’ai juste besoin de déconnecter !” (notez au passage que nous sommes au 21ème siècle : ce ne sont plus les enfants qui veulent couper le cordon, mais... les mères !) Car, comme le chantait France Gall de sa voix inimitable : “Le monde tient à un fil, mais moi je tiens à mon rêve ! Alors débranche, débranche, débranche tout !” Oui, revenons à nous !

Le bon sens près de chez vous

Publié le 17 février 2018 à 0:00 Comments commentaires (69)

Sur la couverture d’un hebdo, je suis attirée par ce titre accrocheur : “Congé paternité, la clé de l’égalité”. Un homme, nu, de dos, avec un joli bébé, nu lui aussi, assis par terre et qui me regarde de ses grands yeux bleus. “ Tu vois, c’est vraiment pas juste ! Papa aussi y a droit, aux congés ” semble-t-il me dire. Mi culpabilisée, mi amusée, je sors faire mes courses à la pharmacie. Et, là, je vois que les pubs pour les produits de bébé ont muté. Dorénavant, ce sont les pères qui font la une des vitrines. Nus là encore, ils portent avec tendresse des tout petits nouveaux nés. Ce sont eux qui leur mettent de la crème hydratante, eux qui les changent, eux qui leur prodiguent les soins maternels. Et c’est là que le bon sens de la jeunesse s’invite dans la réflexion. De retour à la maison, devant la fameuse “une” du magazine, la fille d’une copine s’exclame : “T’en penses quoi de ça ? Tu sais, moi, je trouve ça franchement trop bizarre cette histoire de congé-paternité.” Mi-prudente, mi intéressée, je lui lance un “Ah bon ?” évasif. Et la réponse fuse, comme une évidence : “Ben, écoute, je vois vraiment pas pourquoi les hommes auraient droit à des congés alors que ce ne sont même pas eux qui sont enceintes, qui accouchent, qui allaitent et qui sont crevées par la naissance. C’est vraiment pas juste !” Amusant non ? 

Competition ou Cooperation ?

Publié le 3 février 2018 à 0:35 Comments commentaires (50)

“L'entraide, l'autre loi de la jungle” : c’est le titre du livre co-écrit par P. Servigne et G. Chapelle. Qui développe la thèse suivante : depuis les nuit des temps, les vivants (humains, animaux, plantes, champignons, micro-organismes) pratiquent l’entraide pour survivre. Mieux : ceux qui survivent le mieux seraient ceux qui s’entraident le plus. Ainsi, notre époque redécouvre avec émerveillement les mots désuets de solidarité, bonté, altruisme. A vrai dire ce n’est pas une surprise pour les mères qui – depuis la nuit des temps - sont au front de la générosité pour transmettre la vie. Pour autant, la compétition – ou “struggle” for life” – est-elle morte ? Un peu rapide comme conclusion ! Car la lutte aussi a ses vertus. Non pas celle qui conduit à faire la guerre et à écraser l’autre – cette loi du plus fort décriée dans l’ouvrage – mais celle qui permet de progresser et d’aller de l’avant. Qui fait avancer plus haut et plus loin, tendre vers le meilleur, en donnant envie de se dépasser... C’est bien le sens de toutes les finales sportives, non ? Mieux, cette réussite, née de la compétition, est comme un révélateur d’identité : puisque j’ai gagné ce match, c’est que je suis bon dans la pratique de ce sport... Et c’est ainsi, dans ce combat apprivoisé, que je découvre mes talents, mes qualités, mes compétences. Là, une question – provocante, je l’avoue - me traverse l’esprit : la compétition serait-elle une vertu plus masculine ? Et la coopération plus féminine ? En fait, je n’en sais rien. Mais ce que je sais, c’est qu’avec deux poumons – l’un compétiteur, l’autre altruiste - on respire mieux.

Jalouse... qui, moi ?

Publié le 8 janvier 2018 à 10:55 Comments commentaires (48)

Je vous propose un petit jeu en ce début d’année : sauriez-vous dire qui a été jaloux de vous en 2017 ? et vous, de qui l’avez-vous été ? Vous ne voyez pas... Allez, un petit effort... Cet exercice met sur une piste, celle des faux amis. Car si la jalousie est un vilain défaut et une qualité franco-française (oui, j’ai la conviction que la réussite est particulièrement compliquée en France car avoir une vie aisée et être riche - quelle que soit la richesse d’ailleurs – éveille des envies peu avouables), elle révèle surtout la qualité du lien des uns envers les autres. Il est plutôt simple de “pleurer avec” (quoique...) mais “se réjouir avec” s’avère plus difficile qu’il n’y parait. Pourtant, cette capacité signe la véritable amitié, tout en rendant d’ailleurs le bonheur contagieux. “Une joie partagée est une double joie, une peine partagée est une demie peine” dit le dicton. Aussi, en ce début d’année, je vous souhaite de vivre de belles amitiés. Que de “vrais” amis vous entourent, se réjouissant de votre bonheur et de votre réussite. Et en retour, puissiez-vous développer la faculté de vous réjouir vous aussi de tout ce qui arrive de bon aux autres ! “L'ami vrai est celui qui sait regarder sans envie notre bonheur ” disait (encore lui !) Gustave Thibon.


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