ailes De maman - coaching de vie

" parce qu'avant d'être une mère vous êtes d'abord une femme"

Congé Paternité : Liberté, égalité, équité

Octobre 2020

Dès juillet 2021, le congé paternité passera à 28 jours. Evolution ou régression ? Evolution bien sûr, tant cette importance donnée et reconnue au père est une bonne nouvelle ! (Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi, dans le même temps, une autre loi risque de priver délibérément des enfants de père.) Mais je salue cette initiative, avec un bémol : j’ai l’étrange impression qu’une égalité absolue entre congé paternité et maternité (50/50) est l’objectif à atteindre. N’oublions tout de même pas que c’est la mère qui accouche, pas l’homme… il serait donc normal que celle-ci ait quelques jours en plus de congé non ? J’aimerais donc que cette évolution des congés aille dans le sens de l’équité et de la liberté. Comme c’est le cas - on l’oublie bien souvent - en Suède : « Le congé parental n’a pas en France la même souplesse que dans les pays scandinaves. En Suède par exemple le congé de maternité dure 480 jours, dont 60 sont dévolus à la mère, 60 au père, les 360 jours restants pouvant être pris par l’un ou l’autre. Si c’est la mère qui en profite, elle pourra travailler deux ans à mi-temps, ou quatre ans à quart temps, en gardant poste et ancienneté. » (extrait de « Au secours je me noie, comprendre et éviter le burn-out maternel »). Inspirant, non ? 

Fin d’été

août 2020

L’émotion est vive, et me prend aux entrailles. Je suis devant les plages du Débarquement. Très émue, très touchée, je vois soudain un adolescent prendre son jeune frère par les épaules : « je t’explique, en fait, ce sont des soldats qui se sont sacrifiés pour les autres, pour leur liberté » lui explique-t-il. Et là, bingo ! Ces mots résonnent en moi avec puissance, faisant écho à ma vie de mère. Le mot « sacrifice » est violent, dur, difficile, râpeux, voire même inaudible en 2020. Pourtant la réalité, elle, est là. tenace. Ces jeunes hommes - anglais, américains, canadiens, français - sont bel et bien tombés, en juin 1944, pour notre liberté. Ils ont, littéralement, donné leur vie pour que d’autres vivent. Comme l’ont fait, et le font encore tant et tant de mamans ! Comme l’ont fait et le font encore tant et tant de papas. L’un d’eux, un jour, me confiait : « tu sais, si je n’avais pas eu de famille, si je n’avais pas été père, j’aurais fait du parapente, de la rando en haute montage, de l’oenologie… » C’est bien grâce aux sacrifices - oui, j’ose le mot - de ses parents que l’enfant peut prendre son envol vers la liberté. Une belle parentalité est à ce prix. Comme disait le philosophe-poète-écolo-avant-l’heure Gustave Thibon : « il faut choisir : rester fleur et se faner, ou mourir et devenir fruit ». 

Un bébé toute seule

juillet 2020

En plein coeur de l’été, alors que de nouvelles lois sur la maternité vont ou viennent d’être votées, je prends du temps pour écrire ces lignes. Parce que je suis bouleversée en pensant à ces bébés qui vont naître, orphelins de père et doublement maternés. Alors, oui, j’ose dire ceci. La PMA pour toutes, c’est : 1/ Une injustice pour l’enfant. Les femmes, elles, ne font que subir les conséquences de la « justice naturelle » : le même avec le même « engendre » la stérilité. La véritable justice voudrait que tout petit humain ait le droit de naître entouré d’une mère ET d’un père. 2/ La haine de l’homme en héritage. Priver un bébé de père dès le début de sa vie, c’est transmettre à son bébé cette croyance : « la moitié de l’humanité ne vaut rien ». Comment un enfant héritier de cette toute puissance féminine pourrait-il se construire dans la sérénité ? 3/ Une violation écologique. La nature a besoin de mâle et de femelle pour la fécondation - cf le combat contre la disparition des abeilles polinisatrices. Il faudrait donc contourner, violenter, brusquer Dame nature, pour qu’elle se plie aux désirs des adultes ? Et cela, à l’ère de la vague verte et de l’empreinte carbone ? 4/ L’éclatement de la maternité. Avec le ROPA, l’enfant non seulement n’aura pas de père, mais en plus il sera dorloté par deux mères : la donatrice et la gestatrice. « Qui est mon père ? se demandait l’enfant dans la PMA. Qui est ma mère ? se demandera l’enfant pris entre deux mères » (in Causeur 25 juillet 2020). Un bébé privé d’un père et de l’amour unique d’une mère verrait ainsi le jour, fruit d’une décision consciente et mûrement réfléchie ? Alors, si je dis Non à la PMA, c’est pour dire Oui à la paternité et à la maternité responsables. Comme dit le proverbe japonais, « l’amour d’un père est plus haut que la montagne, et l’amour d’une mère plus profond que l’océan ».

Père Hors Pair

juin 2020

Le père est-il aussi rare qu’on le dit ? Je ne le crois pas. Ceux qui « coo-pèrent à la per-fection » sont nombreux, même s’il y a « des pères absents, des pères fuyants et des perfides » (Grand Corps Malade). Que font-ils donc de si précieux qui allège la mère - en la sortant de son rôle épuisant de Maman qui la vide complètement de son énergie - et lui redonne le sourire ? Témoignages de Papa. 1/ « Quand notre fils est né, j’ai essayé d’aider ma femme à s’écarter du petit, mais comme elle l’avait porté elle pensait être la seule à savoir s’en occuper ! » Mettre de la distance entre la mère et son enfant, l’aider à sortir de la toute-puissance maternelle : première mission. 2/ « Récemment ma femme était empêtrée avec mon fils, A force de l’écouter, la situation avait fini par s’enliser, j’ai fini par intervenir, par prendre les choses en main, la situation s’est réglée, et ma femme en a été soulagée ! » Deuxième mission : aider à la prise de décision, et trancher si besoin… surtout quand Maman n’arrive pas à se décider car elle veut faire plaisir à tout le monde ! 3/ « Notre fille, l’autre soir, voulait que nous regardions un film ensemble. J’ai dit un Non ferme et définitif. Ma compagne était triste sur le coup mais finalement elle m’a avoué qu’elle était ravie » ! C’est la troisième mission : ramener la mère à sa féminité. Comme l’explique Yvon Dallaire, psychologue québécois : « L’homme rappelle à la mère qu’elle est aussi une femme et une amante, un être de plaisir et non seulement un être de devoir ». J’aime.

Témoignages tirés de « Au secours je me noie, comprendre et éviter le burn-out maternel »

L'équilibre à trois temps

mai 2020


Le saviez-vous ? Dans l’Antiquité, les « Trois Grâces » étaient le symbole de la Générosité dans ses trois mouvements : Donner, Recevoir et Echanger. L’un n’allant évidemment pas sans l’autre… Elles représentaient également la Féminité avec Euphrosyne la Sereine, Thalie la Florissante et Aglaé la Brillante. Alors que le déconfinement est en cours, alors que le confinement a été pour toutes les mamans un véritable jeu d'équilibriste, cette sculpture de Niki de Saint Phalle, dans son aspect provocateur et dérangeant, apparaît comme une belle source d’inspiration et une pressante invitation à l’équilibre pour les mères du 21ème siècle... non ? 




Alerte Coro - Spécial Papas

mars 2020

A partir de lundi, les enfants vont rester chez eux. Toute mère sait ce que cela veut dire. Les pères, pas forcément. Et ils peuvent être tentés de penser : « c’est bon, Elle va gérer… » Alors là je dis : « Stop ! » Non, les mamans ne vont rien gérer du tout ! Elles vont juste faire face… (en fait, elles ont peur de ne pas y arriver, mais ça elles ne vous le diront jamais). Alors je lance ce cri d’alarme : vous les hommes, soyez à la hauteur ! En cas de crise, les mamans serrent les dents, donnent tout, font du mieux qu’elles peuvent, donnent le change… mais ne soyez pas dupes ! Ce qui les attend est une Epreuve Sportive (physique et psychique) de Haute Compétition. Et, sachez-le, elles ne peuvent pas l’affronter seules. Elles vont avoir besoin de vous. Alors, soyez là. Présents. Attentifs. A l’écoute. Surtout, ne désertez pas ! Et vous, les mamans, parlez ! Inutile de jouer aux mères qui assurent « mais si ça va aller j’te jure… » Non, cela ne va pas aller. Alors, dites ce dont vous avez besoin, ce que vous attendez de votre homme, expliquez-lui, soyez claires dans vos demandes, et évitez de râler, de vous plaindre (ça, les hommes détestent !). Et dès maintenant, élaborez - ensemble - un Plan de Bataille pour les semaines qui viennent. Car l’enjeu est de taille : éviter que Maman ne meure au front…


Guerrière (suite)

février 2020

C’est la mode. Pas un film, pas un dessin animé, pas une émission sur nous, les femmes, sans utiliser le mot de « Guerrière ». Et puis il est vrai que nous avons Jeanne d’Arc… alors … Alors je viens de trouver une nouvelle raison d’être une guerrière. Dans un post précédent, je disais qu’il s’agissait de lutter pour découvrir la pépite de la Joie maternelle. Aujourd’hui, grâce à Camille Sfez, auteur de « La puissance du féminin », je comprends qu’il s’agit aussi de défendre son propre territoire. Oui, être guerrière, c’est protéger son « féminin sacré ». C’est savoir mettre des limites, dire OUI, dire NON et ainsi se respecter. Alors que si souvent nous, les femmes et les mères, sommes dans le « p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non », Camille Sfez nous invite à réveiller la femme déterminée et puissante en nous. Celle qui, forte et vulnérable à la fois, sait ce qu’elle veut. Pour devenir une Souveraine, « en même temps guerrière et magicienne »… Une maman quoi.

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Une si petite fille

Publié le 3 janvier 2020 à 13:05 Comments commentaires (22515)

En ces premiers jours de l’année, je formule pour vous des voeux de lendemains qui chantent, l’espoir et l’ardeur au coeur. Mais, les yeux tournés vers Demain, j’aimerais surtout formuler pour vous des voeux d’un Présent qui chante. En refusant d’idéaliser le passé - « ah c’était tellement bien quand les enfants étaient à la maison » (parole de Mamie) - et de sublimer l’avenir - « quand les enfants seront partis, enfin je serai libre de faire ce que j’aime » (parole de Maman sous l’eau). Car c’est maintenant, sur cette ligne de crête, que Tout se joue. Alors, oui, je vous souhaite de vivre au Présent, les yeux rivés vers l’Avenir, un A-Venir ouvert à l’inconnu, à l’inattendu, à la nouveauté. Sans oublier, pour conserver du coeur à l’ouvrage, de prendre la main de la petite fille « Espérance » de Charles Péguy puisque « c’est elle cette petite qui entraîne tout ».

 

Sacrée Odyssée

Publié le 19 novembre 2019 à 4:50 Comments commentaires (1068)

Je viens de regarder la Bande Annonce « le Voyage du pèlerin », ce roman allégorique anglais du 17ème siècle devenu un classique de la littérature anglaise. Et là j’ai eu un éclair : ce pèlerin ou plutôt cette pèlerine, mais c’est moi, enfin c’est nous, les mères ! Car la Maternité est bien une Aventure au cours de laquelle je trébuche, je rencontre des obstacles, je me fais mal, je me râpe les mains… je bataille dur… un vrai Parcours de Combattante ! Et présenter la maternité comme une odyssée exaltante, passionnante, éreintante, époustouflante, cela donne des ailes, cela donne envie de se surpasser pour atteindre son Rêve, son Graal, son Trésor… la Joie d’être Mère ! Une joie épurée, purifiée, lavée de tous ses a priori, croyances et « on dit », une joie passée au fil du feu, de l’épée et des épreuves… une joie qui, au bout du voyage, apparaît dans toute sa splendeur et dans tout son éclat ! Et comme par hasard, je lis ce Post sur FaceBook : « Les années avec des jeunes enfants sont une étape dure de la vie, elles le sont pour toutes les mamans (…) mais à la fin, tout cela en vaudra la peine. Et même si pour l’instant c’est difficile - et ça l’est pour beaucoup d’entre nous - sachez que vous n’êtes pas seule dans ce combat. Car même si la plupart des mamans n’en parlent pas, c’est toujours dur ! » Cela a un nom : l’Aventure maternelle.

 

Vivante !

Publié le 10 septembre 2019 à 11:20 Comments commentaires (345)

« Soyez à l’écoute de vos envies » : en cette rentrée, cette injonction court sur les ondes et dans les rues et fait sourire les mamans ! Un peu difficile pour elles de partir au bout du monde, sauter en parachute, faire de la plongée, assister à un Défilé de Mode… en bref de vivre au rythme leurs envies. Résultat : la tentation est grande de mettre un couvercle sur la boîte de Pandore pour éviter de sentir la morsure de la frustration. Pourtant, l’envie est si précieuse ! Non pas celle qui me fait désirer jouir du bonheur d’autrui, mais celle qui signe une santé et une vitalité au top. Celle qui faisait dire à Jacques Brel : « Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns ». Oui, mais comment faire ? Eh bien, tenter de danser sa vie en trois temps. D’abord faire la liste de ses envies. Ensuite, réfléchir à celles qui peuvent se réaliser dans sa vie d’aujourd’hui. Enfin, décider avec un « je veux » ferme celle qui est bonne pour soi. Désirer, Discerner, Décider : c’est la Valse à 3D des mamans d’aujourd’hui.

Une si jolie Tresse

Publié le 25 juillet 2019 à 14:10 Comments commentaires (116)

Paru en 2017 - et enfin lu - le joli livre de Laetitia Colombani conte trois histoires qui s’entrelacent comme les mèches d’une tresse. Les héroïnes - qui trouvent en elles le courage de se battre et de dire JE - incarnent chacune un visage de la féminité. Smita l’indienne, c’est l’initiatrice, celle qui sait que, pour échapper à son destin d’Intouchable, il faut faire preuve de détermination. Elle quitte donc son village, avec l’espoir que son homme la rejoindra. Giulia la sicilienne, c’est la discrète, celle qui, d’abord réservée, se trouve, se découvre et se révèle grâce à l’amour d’un immigré. Sarah la canadienne, c’est la forte-fragile, celle qui, brillante avocate atteinte d’un cancer, avoue qu’elle aimerait avoir un mari auprès d’elle pour pleurer dans ses bras. Et vous, avec votre homme, vous êtes plutôt Canada, Sicile ou Inde ? Belle découverte !

La force fragile

Publié le 4 juillet 2019 à 4:30 Comments commentaires (238)

Dans son ouvrage « Se consumer, récit d’un burn-out » Xavier Vamparys revient sur sa descente aux enfers. Honte, incompréhension de l’entourage, refus des arrêts de travail, hôpital psychiatrique… son témoignage est bouleversant. Surtout quand il affirme : « Le père de famille doit être le roc sur lequel tout le monde peut s’appuyer ». Ne s’autorisant aucune faiblesse, celui-ci travaille alors comme un forçat, faisant bonne figure, coachant les uns, conseillant les autres, soutenant la mère de ses enfants… Jusqu’à l’effondrement - ce burn-out qu’on peut qualifier de paternel. Si la force masculine, réalité précieuse pour sa compagne, permet à l’homme de se révéler, elle ne doit pas être confondue avec l’invincibilité. Super Man - comme Super Woman - n’existe pas. L’homme, fort ET fragile, a lui aussi besoin du soutien de sa femme. Comme le rappelle l’article 212 du Code Civil : « Les époux se doivent mutuellement fidélité, secours et assistance ». Quand la loi se révèle parade au burn-out…

Mary Poppins

Publié le 6 juin 2019 à 16:55 Comments commentaires (132)

"Je pressentais que chacun d'entre nous a, à son échelle, la charge du monde. Par mon désordre, j'entraîne le désordre autour de moi. Si, au contraire, j'entre dans l'ordonnance intérieure de l'amour, je rayonne. Et d'un seul être peut partir un tel rayonnement qu'il répare une famille, un village...." écrit Christiane Singer. Une mère attentive à soi et aux autres , dans un juste équilibre, entre dans l'ordonnance de l'amour sans être épuisée. Une mère qui a de l'énergie pour être Mary Poppins chez elle, souriant et riant un peu plus souvent, c'est magique ! Elle diffuse alors le parfum vivifiant et enivrant de l'ivresse de l'amour..." Extrait de "Au secours je me noie, comprendre et éviter le burn-out maternel" : à lire, offrir ou se faire offrir sans modération ! BONNE FÊTE MAMAN !

Hommage

Publié le 29 avril 2019 à 18:45 Comments commentaires (88)

Suite à l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, François Cheng, de l’Académie française, a eu des mots de toute beauté. « N’oublions pas aussi qu’il s’agit de Notre Dame, et donc d’une présence maternelle ». Et de continuer ainsi : « L’amour maternel, nous savons ce que c’est, pour nous c’est quelque chose de naturel, de normal. On en jouit, on en profite, on en abuse souvent, mais sans trop s’en soucier. Un jour, soudain, cette présence maternelle nous est arrachée. Alors on est plongés dans une tristesse infinie, dans un regret infini, on se dit : « il y a tant de choses qu’on aurait pu lui dire… et on ne l’a jamais fait, on ne lui a même pas dit ‘je t’aime’, maintenant, c’est trop tard ». Ce sentiment du « trop tard » nous a saisis au moment où la flèche s’est transformée en torche et s’est brisée. Un cri d’effroi nous a également tous saisis : « mais Notre Dame va partir sans qu’on ait le temps de lui dire Adieu ! » (…) Alors, ne soyons pas oublieux, soyons pleins de gratitude et restons fidèles à ce bien commun. » Un bien commun qui peut aussi bien s'appeler "Maman"...

Poids Lourd

Publié le 30 mars 2019 à 13:30 Comments commentaires (70)

Charge mentale, grossesse, poids de la maternité… à force, on finirait par croire que l’enfant pèse uniquement sur les épaules des femmes. Comme si les hommes, eux, se la coulaient douce ! Et si c’était une erreur d’appréciation ? Evidemment, l’homme n’est pas enceint (!), mais lorsque l’enfant paraît, il endosse une lourde responsabilité, celle d’être « soutien de famille ». En portant, supportant la famille, notamment au niveau matériel et financier - mais pas que - il porte de manière indirecte l’enfant. Car prendre sa place de père, partager les tâches du quotidien, soutenir la mère, gagner des sous… n’est pas une affaire à prendre à la légère. « On tourne trop souvent en dérision le modèle de l’homme « soutien de famille » affirme Laetitia Strauch-Bonart (in « les hommes sont-ils obsolètes ») alors que c’est un puissant moteur pour une prise de responsabilité masculine. D’autant plus que pour nombre d’entre eux, ce peut être aussi un sacrifice et une source de fierté » . Et si ce soutien était un précieux anti burn-out ?

La Preuve

Publié le 21 février 2019 à 7:55 Comments commentaires (1695)

Il ne me l’a jamais dit. Cela aurait pu être, pour moi, un drame intime. Ce ne le fut pas car cet homme me l’a prouvé des centaines de fois. C’est d’ailleurs incroyable de voir combien l’amour peut s’exprimer autrement que par des mots. Je sais, par mon métier, que la communication se fait avant tout d’inconscient à inconscient… Alors, oui, avec mon père - car c’est de lui qu’il s’agit - il y a eu cette sorte de transmission invisible et positive qui se passait de mots. Aujourd’hui je suis forte de son amour. Alors que l’éducation bienveillante n’existait pas encore, il a réussi à me prouver, par ses actes, combien je comptais pour lui. Et si c’était ça l’essentiel ? Honnêtement, dire « je t’aime » n’est pas bien difficile, alors que l’ « agir » est autrement exigeant. Et si, tout ce que vous faisiez comme mère - et qui n’est jamais reconnu bien sûr ! - était la pierre d’angle de l’édifice de la « Maison » de votre Enfant ? Et si ces fameux travaux domestiques, transformés en preuves d’amour, apportaient une force de vie à vos enfants ? Un peu comme la rivière souterraine irrigue le sol et permet aux fleurs de pousser…

Des voeux tout simples

Publié le 31 janvier 2019 à 9:05 Comments commentaires (331)

Pour extraire la matière première qui servira à fabriquer votre téléphone portable, il faut… 70 kg de matière brute ! D’où ce « grand trou dans la terre ». Cette découverte - issue de l’étonnant livre de Guillaume Pitron « la guerre des métaux rares » - m’oblige, cette année, à formuler des voeux un peu austères. Je vous offre donc trois maximes empreintes de sobriété, de frugalité et de simplicité. « Moins de biens et plus de lien » (celle-là je l’ai piqué à un évêque !) , « Moins de matériel et plus d’essentiel » (celle-là elle sonne bien, non ?), « Moins de quantité et plus de qualité » (celle-là est un peu facile, c’est vrai)… c’est tout ce que je vous souhaite pour 2019. Autrement dit : « Moins d’Avoir et plus d’Être ». Cela fait un peu monastique, mais c’est tendance. Et surtout, cela devrait apporter une touche de bonheur supplémentaire à votre famille. Puisque, selon Pierre Rabhi, chantre de la « sobriété heureuse » : “La vraie puissance est dans la capacité d’une communauté humaine à se contenter de peu et à produire de la joie ». Une belle mission, non ?


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