ailes De maman - coaching de vie

" parce qu'avant d'être une mère vous êtes d'abord une femme"

Fin d’été

août 2020

L’émotion est vive, et me prend aux entrailles. Je suis devant les plages du Débarquement. Très émue, très touchée, je vois soudain un adolescent prendre son jeune frère par les épaules : « je t’explique, en fait, ce sont des soldats qui se sont sacrifiés pour les autres, pour leur liberté » lui explique-t-il. Et là, bingo ! Ces mots résonnent en moi avec puissance, faisant écho à ma vie de mère. Le mot « sacrifice » est violent, dur, difficile, râpeux, voire même inaudible en 2020. Pourtant la réalité, elle, est là. tenace. Ces jeunes hommes - anglais, américains, canadiens, français - sont bel et bien tombés, en juin 1944, pour notre liberté. Ils ont, littéralement, donné leur vie pour que d’autres vivent. Comme l’ont fait, et le font encore tant et tant de mamans ! Comme l’ont fait et le font encore tant et tant de papas. L’un d’eux, un jour, me confiait : « tu sais, si je n’avais pas eu de famille, si je n’avais pas été père, j’aurais fait du parapente, de la rando en haute montage, de l’oenologie… » C’est bien grâce aux sacrifices - oui, j’ose le mot - de ses parents que l’enfant peut prendre son envol vers la liberté. Une belle parentalité est à ce prix. Comme disait le philosophe-poète-écolo-avant-l’heure Gustave Thibon : « il faut choisir : rester fleur et se faner, ou mourir et devenir fruit ». 

Un bébé toute seule

juillet 2020

En plein coeur de l’été, alors que de nouvelles lois sur la maternité vont ou viennent d’être votées, je prends du temps pour écrire ces lignes. Parce que je suis bouleversée en pensant à ces bébés qui vont naître, orphelins de père et doublement maternés. Alors, oui, j’ose dire ceci. La PMA pour toutes, c’est : 1/ Une injustice pour l’enfant. Les femmes, elles, ne font que subir les conséquences de la « justice naturelle » : le même avec le même « engendre » la stérilité. La véritable justice voudrait que tout petit humain ait le droit de naître entouré d’une mère ET d’un père. 2/ La haine de l’homme en héritage. Priver un bébé de père dès le début de sa vie, c’est transmettre à son bébé cette croyance : « la moitié de l’humanité ne vaut rien ». Comment un enfant héritier de cette toute puissance féminine pourrait-il se construire dans la sérénité ? 3/ Une violation écologique. La nature a besoin de mâle et de femelle pour la fécondation - cf le combat contre la disparition des abeilles polinisatrices. Il faudrait donc contourner, violenter, brusquer Dame nature, pour qu’elle se plie aux désirs des adultes ? Et cela, à l’ère de la vague verte et de l’empreinte carbone ? 4/ L’éclatement de la maternité. Avec le ROPA, l’enfant non seulement n’aura pas de père, mais en plus il sera dorloté par deux mères : la donatrice et la gestatrice. « Qui est mon père ? se demandait l’enfant dans la PMA. Qui est ma mère ? se demandera l’enfant pris entre deux mères » (in Causeur 25 juillet 2020). Un bébé privé d’un père et de l’amour unique d’une mère verrait ainsi le jour, fruit d’une décision consciente et mûrement réfléchie ? Alors, si je dis Non à la PMA, c’est pour dire Oui à la paternité et à la maternité responsables. Comme dit le proverbe japonais, « l’amour d’un père est plus haut que la montagne, et l’amour d’une mère plus profond que l’océan ».

Père Hors Pair

juin 2020

Le père est-il aussi rare qu’on le dit ? Je ne le crois pas. Ceux qui « coo-pèrent à la per-fection » sont nombreux, même s’il y a « des pères absents, des pères fuyants et des perfides » (Grand Corps Malade). Que font-ils donc de si précieux qui allège la mère - en la sortant de son rôle épuisant de Maman qui la vide complètement de son énergie - et lui redonne le sourire ? Témoignages de Papa. 1/ « Quand notre fils est né, j’ai essayé d’aider ma femme à s’écarter du petit, mais comme elle l’avait porté elle pensait être la seule à savoir s’en occuper ! » Mettre de la distance entre la mère et son enfant, l’aider à sortir de la toute-puissance maternelle : première mission. 2/ « Récemment ma femme était empêtrée avec mon fils, A force de l’écouter, la situation avait fini par s’enliser, j’ai fini par intervenir, par prendre les choses en main, la situation s’est réglée, et ma femme en a été soulagée ! » Deuxième mission : aider à la prise de décision, et trancher si besoin… surtout quand Maman n’arrive pas à se décider car elle veut faire plaisir à tout le monde ! 3/ « Notre fille, l’autre soir, voulait que nous regardions un film ensemble. J’ai dit un Non ferme et définitif. Ma compagne était triste sur le coup mais finalement elle m’a avoué qu’elle était ravie » ! C’est la troisième mission : ramener la mère à sa féminité. Comme l’explique Yvon Dallaire, psychologue québécois : « L’homme rappelle à la mère qu’elle est aussi une femme et une amante, un être de plaisir et non seulement un être de devoir ». J’aime.

Témoignages tirés de « Au secours je me noie, comprendre et éviter le burn-out maternel »

L'équilibre à trois temps

mai 2020


Le saviez-vous ? Dans l’Antiquité, les « Trois Grâces » étaient le symbole de la Générosité dans ses trois mouvements : Donner, Recevoir et Echanger. L’un n’allant évidemment pas sans l’autre… Elles représentaient également la Féminité avec Euphrosyne la Sereine, Thalie la Florissante et Aglaé la Brillante. Alors que le déconfinement est en cours, alors que le confinement a été pour toutes les mamans un véritable jeu d'équilibriste, cette sculpture de Niki de Saint Phalle, dans son aspect provocateur et dérangeant, apparaît comme une belle source d’inspiration et une pressante invitation à l’équilibre pour les mères du 21ème siècle... non ? 




Alerte Coro - Spécial Papas

mars 2020

A partir de lundi, les enfants vont rester chez eux. Toute mère sait ce que cela veut dire. Les pères, pas forcément. Et ils peuvent être tentés de penser : « c’est bon, Elle va gérer… » Alors là je dis : « Stop ! » Non, les mamans ne vont rien gérer du tout ! Elles vont juste faire face… (en fait, elles ont peur de ne pas y arriver, mais ça elles ne vous le diront jamais). Alors je lance ce cri d’alarme : vous les hommes, soyez à la hauteur ! En cas de crise, les mamans serrent les dents, donnent tout, font du mieux qu’elles peuvent, donnent le change… mais ne soyez pas dupes ! Ce qui les attend est une Epreuve Sportive (physique et psychique) de Haute Compétition. Et, sachez-le, elles ne peuvent pas l’affronter seules. Elles vont avoir besoin de vous. Alors, soyez là. Présents. Attentifs. A l’écoute. Surtout, ne désertez pas ! Et vous, les mamans, parlez ! Inutile de jouer aux mères qui assurent « mais si ça va aller j’te jure… » Non, cela ne va pas aller. Alors, dites ce dont vous avez besoin, ce que vous attendez de votre homme, expliquez-lui, soyez claires dans vos demandes, et évitez de râler, de vous plaindre (ça, les hommes détestent !). Et dès maintenant, élaborez - ensemble - un Plan de Bataille pour les semaines qui viennent. Car l’enjeu est de taille : éviter que Maman ne meure au front… 



Guerrière (suite)

février 2020

C’est la mode. Pas un film, pas un dessin animé, pas une émission sur nous, les femmes, sans utiliser le mot de « Guerrière ». Et puis il est vrai que nous avons Jeanne d’Arc… alors … Alors je viens de trouver une nouvelle raison d’être une guerrière. Dans un post précédent, je disais qu’il s’agissait de lutter pour découvrir la pépite de la Joie maternelle. Aujourd’hui, grâce à Camille Sfez, auteur de « La puissance du féminin », je comprends qu’il s’agit aussi de défendre son propre territoire. Oui, être guerrière, c’est protéger son « féminin sacré ». C’est savoir mettre des limites, dire OUI, dire NON et ainsi se respecter. Alors que si souvent nous, les femmes et les mères, sommes dans le « p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non », Camille Sfez nous invite à réveiller la femme déterminée et puissante en nous. Celle qui, forte et vulnérable à la fois, sait ce qu’elle veut. Pour devenir une Souveraine, « en même temps guerrière et magicienne »… Une maman quoi.

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à la discussion. Bienvenue !

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Fleur ou fruit ?

Posted on 16 December, 2017 at 0:00 Comments comments (13)

“Choisir c’est se priver du reste” disait André Gide. Je n’aime pas cette phrase. Je préfère penser la vie dans une perspective réjouissante et dynamique. Et si choisir c’est se priver, eh bien ça m’ennuie ! Mais heureusement l’autre jour ma fille, de retour d’une conférence faite par un religieux jésuite, m’a lancé : “Tu savais, Maman, que choisir, c’est préférer ?” “Euh... non... enfin oui...” En fait, je viens de faire une découverte nucléaire. “Choisir, c’est préférer”, c’est bien ça ? Oui. Sûr ? Oui, oui. Alors j’aime et je like. Et dans mon enthousiasme, je me vois déjà disant “Adieu” aux renoncements de tous bords et à l’austère “choisir, c’est renoncer”. Sauf qu’en fait, une préférence cache toujours un (des) renoncement(s). Ainsi, préfèrer son enfant à tout, c’est exaltant et réjouissant mais au final, chacune sait bien les plumes qu’elle y laisse ! Quand je demande aux femmes que j’accompagne de faire la “Liste de mes Frustrations et Renoncements depuis que je suis Maman”, la liste est souvent longue... Mais alors comment concilier cette préférence – si réjouissante – avec ce renoncement nécessaire, et chagrin ? Peut-être avec cette si belle citation du poète et philosophe Gustave Thibon : “Il faut choisir : rester fleur et se faner, ou mourir et devenir fruit ” (in “L’échelle de Jacob”) . Plutôt appétissant finalement, non ?

Je me demande...

Posted on 4 December, 2017 at 13:20 Comments comments (13)

“... si finalement ce ne sont pas elles qui ont raison” me lance Françoise du haut de ses 60 printemps. “Oui, vous savez, ces jeunes femmes qui ne font plus ni ménage ni cuisine !” Parce qu’elle, le week-end, elle a toujours 1001 choses à faire dans sa maison : mitons sous les meubles, petit ou grand rangement, coup d’éponge par ci, repassage par là... Et de m’avouer : “Je n’arrête jamais, ça m’épuise ! Tiens, poursuit-elle, je ferais mieux parfois de m’arrêter pour jouer avec mes petits-enfants !” En fait, Françoise a un souci : elle s’affaire. Elle est fière et heureuse d’avoir une belle maison pour ceux qu’elle aime, mais elle s’agite. Faire les 1001 choses du quotidien autrement - tout doucement, sans faire de bruit – c’est pourtant possible ! Alors que Noël approche, nous allons toutes nous transformer en “ Mère Noel” ! Et si nous vivions ce temps d’Avant-Noël (Avent) avec cette jolie devise dans un coin de notre coeur : “Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit” ?

Un sacre privilege

Posted on 20 November, 2017 at 11:35 Comments comments (11)

“Quoiqu’on fasse, on sera toujours en retard de neuf mois dans le processus !” me confie ce papa, mi-jaloux mi-admiratif, en évoquant la grossesse de sa femme. Car la future mère a bien ce privilège : être la première à vivre un contact charnel unique, exclusif avec son bébé... qui bien souvent dure toute la vie ! Mais vous avez bien dit “Privilège” ? Se transformer en baleine, haleter en accouchant, faire tourner trois machines de suite, (ré-ré-ré;)essuyer les lunettes collantes, entendre “Maman” 100 fois par jour, passer l’éponge pour la 23ème fois sur la table, ranger le pot de confiture gluant, changer les couches... privilège, vraiment ? Eh oui ! D’abord, parce que tant de femmes aimeraient être à notre place. Je pense à l’une d’elles, en fauteuil roulant qui, les larmes aux yeux, raconte : “le jour où l’on m’a annoncé que je ne serais jamais mère, whaouh !” Ou Laura, qui vient de perdre son enfant à huit mois de grossesse, murmure : “il était ma famille, mon ami, mon soleil...”. Et ensuite parce que toute cette “geste maternelle” (selon une belle expression entendue ce matin à la radio) – nettoyer, élever, nourrir, habiller un autre que soi – est belle, et même “sacrée” comme osait le dire Marguerite Yourcenar (in “Entretiens sur la condition féminine”;). Quant à la sainte de Calcutta, elle était encore plus radicale : “Nous considérons que servir les autres est un privilège et nous essayons à chaque instant de le faire de tout notre coeur”.

Je suis maman et je m'ennuie

Posted on 7 November, 2017 at 0:50 Comments comments (17)

Eva est une jeune cadre, mère d’un petit garçon. Elle avoue : « Le congé parental n’a pas été facile. Je tournais en rond à la maison ! J’ai vraiment été soulagée de reprendre le boulot. » Quant à Marianne, elle me confie : “Je ne comprends pas, j’ai tout pour aller bien, j’ai choisi de m’occuper de mes deux petits enfants mais en fait je m’ennuie, comment ça se fait ?” Et Sophie, elle, raconte : “Le gap entre ma vie d’Avant et d’Après-Bébé est énorme, et compliqué à vivre : passer d’une nana super-occupée à une maman couches-biberon-purée-puzzle” est un peu difficile.” Et si ces trois mamans – qui, osons-le dire, s’embêtent dans leur vie de Maman - souffraient de “bore-out” ? Le bore-out, c’est face cachée du burn-out. C’est alors l’absence de tâches signifiantes – et non le stress - qui pose problème. Et dans un monde où il faut être “surbooké” pour exister, cette forme de dépression - ou « syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui » - est difficile à avouer. Théorisé en 2007 et toujours à l’étude par deux consultants suisses (P. Werder et Ph. Rothlin), ce trouble psychologique serait engendré par le manque de travail, l’ennui, l’absence de satisfaction et de défi, le désintérêt. Identifié dans le cadre professionnel, il pourrait bien toucher certaines mères de famille. Car une fois les enfants partis à l’école, les lessives lancées, le “PMQ” (petit ménage quotidien) fait, le repas préparé ou le “bout’chou” couché, c’est alors pour certaines mères (parmi celles qui restent à la maison bien sûr) le vide sidéral qui s’installe. Improbable, à peine croyable et surtout peu avouable. Et face à cette situation paradoxale (chance d’avoir des enfants versus ennui quotidien), Maman s’oblige à faire bonne figure... Pourtant, identifier et nommer un mal diminue son emprise et permet de trouver le bon remède. Reconnaître que l’on souffre de bore-out, c’est déjà commencer à aller mieux - comme pour le burn-out d’ailleurs.

Le Regard et le Portable

Posted on 6 October, 2017 at 13:45 Comments comments (13)

 “Exister, c’est exister d’abord dans le regard d’un autre ” ai-je lu sous la jolie plume de François Garagnon. Et l’évidence a surgi pour moi au coin d’une rue. Je vois deux ados en train de se photographier avec leur portable. Ils sont, c’est évident, en quête d’un regard virtuel qui les rassure sur ce qu’ils sont. Mais si le Selfie correspond à la soif narcissique des ados, il révèle surtout un besoin vital : celui d’être admiré. “ L’enfant a faim. Il cherche le regard qui rassasie. Même du coin de l’oeil, il a besoin d’être touché par cette seule partie du corps qui ne se puisse toucher : les yeux ” écrit ce même auteur (“Les merveilleuses mères veilleuses”). Demain, le portable sera sans doute un petit robot qui accompagnera les uns et les autres, petits ou grands, partout. Commode. Pratique. Utile. Mais il ne pourra jamais regarder votre Chéri comme vous, ni lui dire “je t’aime” avec des étoiles dans les yeux. Car Rien ne saura Jamais remplacer le Vrai Regard d’une Vraie Maman sur son Enfant. Isabelle Filliozat le répète souvent : “Quand un enfant vous demande si vous l’aimez, arrêtez immédiatement ce que vous faites, et regardez-le”. Ce qui demande la chose la plus difficile au monde pour nous, les mères : arrêter de nous affairer et... de pianoter sur notre portable !

L'éducation dans l'oeil du cyclone

Posted on 22 September, 2017 at 10:25 Comments comments (15)

« La mer est calme, calme, calme. Elle s’agite, gite, gite. C’est la tempête, pête, pête. C’est l’ouragan, gan, gan ! » Connaissez-vous cette ritournelle que les filles chantaient autrefois en tournant la corde de plus en plus vite pour imiter les vagues de l’océan ? Eh bien, l’éducation, c’est un peu la même chose. Arrêt sur image. Un voilier en pleine mer-mère. Tout commence par un océan si calme, un soleil si éclatant. Avec bien sûr quelques averses à essuyer, mais le ciel bleu réapparaît si vite... Pourtant, un nouveau grain s’annonce qui, lui, pourrait, avoir des airs de tempête. Ah bon, c’est si difficile, d’élever un enfant ? On ne savait pas ! Heureusement qu’une acalmie s’annonce pour reprendre souffle, alors même qu’un cyclone s’approche dangereusement. Que faire ? L’affronter, vent debout. Rester à la proue du bateau. Hisser les voiles. Et toujours, toujours tenir le gouvernail. Alors la tentation de descendre du bateau surgit, et avec elle l’épuisement... surtout que la terre ferme est déjà loin, que l’océan vous enserre de partout, que le port d’arrivée est bien lointain et que l’impression d’être perdue en pleine mer-mère est vive. Quelques jours de grand beau permettent pourtant de reprendre pied, et de savourer le bonheur de la traversée. Avant un nouvel ouragan... Eh oui, c’est ça l’éducation : épuisant et passionnant, fatigant, éreintant et exaltant ! Pour celles qui ont le goût de l’Aventure quoi !

Les deux inséparables

Posted on 8 September, 2017 at 11:05 Comments comments (12)

Il y a deux facettes dans la vie, nécessaires et complémentaires pour vivre en harmonie. D’abord, celle qui se rattache au passé et qui consiste à assurer la pérennité de ce qui est déjà. C’est le coup d’balai à passer, la vaisselle à nettoyer, les fleurs fanées à jeter, le frigo à laver, le linge à repasser... C’est l’entretien courant, celui sans lequel une maison ne ressemble plus à rien, ou plutôt perd de son éclat... Empoussiérée, délaissée, elle ne brille plus, ne sent plus bon et ne remplit plus son rôle de refuge contre les agressions du monde et de lieu de ressourcement. Mais se limiter à cette dimension, c’est s’amputer d’une dimension essentielle - c’est oublier qu’une personne n’est épanouie et heureuse que lorsqu’elle crée. “L’art, la création, c’est la manifestation du divin en l’homme” écrivait Yves Saint-Laurent. Et cette créativité se décline de tas de manières différentes : repeindre une chambre d’enfant, coudre des sacs pour ses chéris, travailler à un projet pro, chanter dans un choeur, finaliser un power-point, bichonner un bon p’tit plat... Qui dit créativité dit élan de vie, nouveauté. Peu importe finalement ce que la personne crée tant que cela lui permet de se connecter à l’avenir. Car l’entretien rattache au passé quand la créativité projette dans le futur. Ainsi, avoir un espace de création est tout aussi important qu’entretenir sa maison. Bon à savoir en cette période de rentrée.

Anniversaire

Posted on 26 July, 2017 at 16:50 Comments comments (12)

J’ai compris ! Oui je viens de réaliser – il était temps vous me direz – pourquoi il est si essentiel de fêter les anniversaires de nos Chéris. Jusqu’à présent, j’y voyais une habitude sympathique et nécessaire, un peu comme une bonne “hygiène” de vie. Je n’avais pas compris que dire “Bon Anniversaire”, cela voulait dire bien plus que ça ! Fêter un enfant, un conjoint, une grand-mère, un cousin, une amie, c’est entrer en réjouissance. Mais pourquoi ? Pour passer un bon moment ensemble, bien sûr. Pour boire un coup - si possible du Champagne - et déguster un dessert savoureux, cuisiné avec des pépites d’amour, évidemment... Mais surtout, surtout pour se réjouir de l’existence de celui ou celle qui est fêté-e. Oui, un anniversaire, c’est dire : “je me réjouis que tu existes, sans toi la vie serait plus triste”. Autrement dit : “ta vie est importante et vaut la peine d’être vécue !” C’est pourquoi une personne qui n’a plus personne pour lui dire “Happy Birthday” est comme éteinte. Il n’y a plus de flamme pour rallumer son coeur. Et c’est pourquoi “la déchéance commence dans une famille le jour où la Maman ne fête plus l’anniversaire de son petit,” ce jour terrible où la mère ne se réjouit plus d’être la mère de son petit. Oui, le “Bon Anniversaire”, c’est finalement dire au héros de la fête : “tu es tellement précieux qu’on transforme la journée de ta naissance en une journée de réjouissance”. Comme en écho au “vrai jour”, celui où tu es venu illuminer notre monde de ta présence. “Je t’ai donné la vie comme on donne le jour à un rêve. Je voulais mettre de la joie en toi et sous mon toit, je voulais faire résonner des rires et des chansons pour rajeunir notre vieux monde” comme l’écrit si joliment François Garagnon (in “Les merveilleuses mères-veilleuses”).

La Farce des 4 Faces

Posted on 22 June, 2017 at 0:45 Comments comments (15)

Ce matin, j’ai vécu une étrange expérience. Moi qui travaille avec les femmes sur « les quatre faces du bonheur » - un exercice qui propose de prêter attention à quatre sources de bonheur dans sa journée : le plaisir, la satisfaction personnelle, la sérénité et le sens de son action - j’ai eu la surprise de constater que le je vivais moi-même ... mais dans une situation tellement incongrue ! Armée de mon fer à repasser, j’avais décidé de m’attaquer à la pile de pantalons-shorts de la famille. Objectifs : retrouver ma bonne humeur en faisant place nette et limiter la corvée à 11 mns. Mais quelle ne fut ma surprise de constater que j’étais heureuse en le faisant ! Un mauvais rêve ? Non, non, vraiment. Je pouvais cocher les quatre sources de satisfaction. Car j’éprouvais du plaisir dans la glisse du fer sur le tissu. J’étais satisfaite du travail accompli. J’étais sereine en repassant. Et cette activité, que j’avais choisie, avait du sens pour moi ! Ce qui voudrait dire que les travaux ménagers peuvent, parfois, me rendre heureuse ? Je vous le disais : cela ressemble à un mauvais rêve, un espèce de cauchemar, une drôle de farce ou tout simplement une révolution ? 

La Charge Mentale, vous connaissez ?

Posted on 17 May, 2017 at 10:20 Comments comments (13)

C’est LE concept “tendance”, celui qui fait s’enflammer le net. C’est le fameux “petit moulin au féminin”, le “c’est Toujours Moi qui pense à Tout dans cette Maison !” Et il semblerait que la nature soit bien plus généreuse en “charge mentale” pour la femme que pour l’homme. Même pas juste... Et pourtant c’est bien la mère qui “porte” l’enfant, non ? Et porter, c’est évidemment une histoire de “charge” (les femmes enceintes ne diront pas le contraire). Ensuite c’est la mère qui, “en fusion” avec ce petit être qu’elle a porté et mis au monde, a, au départ, tout son espace “mental” envahi par lui. D’où cette notion de “charge mentale” ! Aussi, face à cette réalité pesante, j’ai choisi ma stratégie : je demande à mon homme de m’aider et il prend sa part du gâteau. Exit l’égoïsme, vive l’entraide. Grâce à lui, cette charge me semble plus légère, et j’arrive (presque) à “défusionner” pour me retrouver comme Femme (vous savez, celle d’avant les enfants !). Chacun y trouve son compte... et tout roule, sauf les jours de crise (une journée sans cris ni crise, vous connaissez ?) Quelque chose me dit pourtant que cette fameuse charge mentale a encore de beaux jours devant elle, car vous croyez, vous, qu’on peut empêcher une femme de penser à sa maison et à ses enfants ?


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