" ailes De maman " - coaching de vie  
                                                                                ' parce qu'avant d'être une mère vous êtes d'abord une femme '

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Ce blog est une invitation à la rencontre et

à la discussion. Bienvenue !

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Le vieillard, la mère et l'enfant

Publié le 4 mai 2018 à 10:50 Comments commentaires (0)

La mère... D’abord penchée sur son nouveau-né, elle en prend soin d’une façon toute naturelle. L’accompagnant de sa tendresse, elle lui apprend à voler de ses propres ailes. Et lorsque le grand jour arrive – celui du départ hors du nid – elle se retrouve comme désoeuvrée. À qui donner maintenant tout cet amour qu’elle porte en elle ? C’est à ce moment que, bien souvent, la vie met sur sa route un parent âgé. Elle découvre alors avec étonnement combien ce “Vieux”, est par certains aspects, semblable à son nouveau-né d’autrefois. Comme lui, si démuni, si fragile... Pourtant, la tentation est grande de considérer l’un – dans sa jeunesse - comme une promesse et l’autre – dans sa vieillesse - comme une détresse. L’un serait bienvenu et l’autre hors circuit ? Le “Vieux” demande alors de ses grands yeux, lavés par les épreuves de la vie : “Suis-je encore précieux pour vous ?” A l’ère de la bienveillance et de la bientraitance, je rêve d’un monde où nouveaux-nés et personnes âgées soient traités avec la même sollicitude : comme des trésors. Et comme par magie, la radio m’informe que ce rêve est devenu réalité grâce à l’initiative “cettefamille.com”. Celle-ci met en lien familles d’accueil et personnes âgées qui se font ainsi chouchouter durant le petit – ou peut-être grand, qui sait ? – bout de chemin qui leur reste à vivre. Car, comme disait Cocteau, “on peut mourir jeune comme on peut naître vieux”.

Le droit de débrancher

Publié le 29 mars 2018 à 0:55 Comments commentaires (0)

La nounou à portée de clic, l’ado à portée de sms, le chéri à portée de mail, la famille à portée de whats’App, la copine à portée de facebook, une aubaine, non ? Oui, mais le “cling” (ou "ding" !) à longueur de journée, l’enfant dont l’Engin ne répond pas et qui inquiète sa mère (“ben pourquoi tu stresses, Maman, tu sais bien que j’ai jamais de batterie”...), l’ado narcissique qui ne supporte pas d’attendre plus de 4 secondes une réponse, le Sms qui arrive alors que Maman a les mains pleines de shampoing... un progrès ? Mais alors on fait quoi ? Deux femmes m’ont soufflé la seule, l’unique stratégie gagnante : oser débrancher l’Engin. Ainsi, quand l’agitation est à son paroxysme dans la maison – vous savez, le fameux 18H-20H - cette jeune mère, avec une volonté sans faille, ignore l’Objet. Résultat : le volume sonore descend d’un cran et sa disponibilité mentale et émotionnelle s’élargit subitement. Ou encore, lorsqu’une discussion familiale Whats’App traîne en longueur, cette Mamie s’en éloigne en douceur. Histoire de souffler et de s’éloigner un peu de ses chéris... “Tu boudes ?”, lui lance alors sa fille. “Euh non, j’ai juste besoin de déconnecter !” (notez au passage que nous sommes au 21ème siècle : ce ne sont plus les enfants qui veulent couper le cordon, mais... les mères !) Car, comme le chantait France Gall de sa voix inimitable : “Le monde tient à un fil, mais moi je tiens à mon rêve ! Alors débranche, débranche, débranche tout !” Oui, revenons à nous !

Le bon sens près de chez vous

Publié le 17 février 2018 à 0:00 Comments commentaires (0)

Sur la couverture d’un hebdo, je suis attirée par ce titre accrocheur : “Congé paternité, la clé de l’égalité”. Un homme, nu, de dos, avec un joli bébé, nu lui aussi, assis par terre et qui me regarde de ses grands yeux bleus. “ Tu vois, c’est vraiment pas juste ! Papa aussi y a droit, aux congés ” semble-t-il me dire. Mi culpabilisée, mi amusée, je sors faire mes courses à la pharmacie. Et, là, je vois que les pubs pour les produits de bébé ont muté. Dorénavant, ce sont les pères qui font la une des vitrines. Nus là encore, ils portent avec tendresse des tout petits nouveaux nés. Ce sont eux qui leur mettent de la crème hydratante, eux qui les changent, eux qui leur prodiguent les soins maternels. Et c’est là que le bon sens de la jeunesse s’invite dans la réflexion. De retour à la maison, devant la fameuse “une” du magazine, la fille d’une copine s’exclame : “T’en penses quoi de ça ? Tu sais, moi, je trouve ça franchement trop bizarre cette histoire de congé-paternité.” Mi-prudente, mi intéressée, je lui lance un “Ah bon ?” évasif. Et la réponse fuse, comme une évidence : “Ben, écoute, je vois vraiment pas pourquoi les hommes auraient droit à des congés alors que ce ne sont même pas eux qui sont enceintes, qui accouchent, qui allaitent et qui sont crevées par la naissance. C’est vraiment pas juste !” Amusant non ? 

Competition ou Cooperation ?

Publié le 3 février 2018 à 0:35 Comments commentaires (0)

“L'entraide, l'autre loi de la jungle” : c’est le titre du livre co-écrit par P. Servigne et G. Chapelle. Qui développe la thèse suivante : depuis les nuit des temps, les vivants (humains, animaux, plantes, champignons, micro-organismes) pratiquent l’entraide pour survivre. Mieux : ceux qui survivent le mieux seraient ceux qui s’entraident le plus. Ainsi, notre époque redécouvre avec émerveillement les mots désuets de solidarité, bonté, altruisme. A vrai dire ce n’est pas une surprise pour les mères qui – depuis la nuit des temps - sont au front de la générosité pour transmettre la vie. Pour autant, la compétition – ou “struggle” for life” – est-elle morte ? Un peu rapide comme conclusion ! Car la lutte aussi a ses vertus. Non pas celle qui conduit à faire la guerre et à écraser l’autre – cette loi du plus fort décriée dans l’ouvrage – mais celle qui permet de progresser et d’aller de l’avant. Qui fait avancer plus haut et plus loin, tendre vers le meilleur, en donnant envie de se dépasser... C’est bien le sens de toutes les finales sportives, non ? Mieux, cette réussite, née de la compétition, est comme un révélateur d’identité : puisque j’ai gagné ce match, c’est que je suis bon dans la pratique de ce sport... Et c’est ainsi, dans ce combat apprivoisé, que je découvre mes talents, mes qualités, mes compétences. Là, une question – provocante, je l’avoue - me traverse l’esprit : la compétition serait-elle une vertu plus masculine ? Et la coopération plus féminine ? En fait, je n’en sais rien. Mais ce que je sais, c’est qu’avec deux poumons – l’un compétiteur, l’autre altruiste - on respire mieux.

Jalouse... qui, moi ?

Publié le 8 janvier 2018 à 10:55 Comments commentaires (0)

Je vous propose un petit jeu en ce début d’année : sauriez-vous dire qui a été jaloux de vous en 2017 ? et vous, de qui l’avez-vous été ? Vous ne voyez pas... Allez, un petit effort... Cet exercice met sur une piste, celle des faux amis. Car si la jalousie est un vilain défaut et une qualité franco-française (oui, j’ai la conviction que la réussite est particulièrement compliquée en France car avoir une vie aisée et être riche - quelle que soit la richesse d’ailleurs – éveille des envies peu avouables), elle révèle surtout la qualité du lien des uns envers les autres. Il est plutôt simple de “pleurer avec” (quoique...) mais “se réjouir avec” s’avère plus difficile qu’il n’y parait. Pourtant, cette capacité signe la véritable amitié, tout en rendant d’ailleurs le bonheur contagieux. “Une joie partagée est une double joie, une peine partagée est une demie peine” dit le dicton. Aussi, en ce début d’année, je vous souhaite de vivre de belles amitiés. Que de “vrais” amis vous entourent, se réjouissant de votre bonheur et de votre réussite. Et en retour, puissiez-vous développer la faculté de vous réjouir vous aussi de tout ce qui arrive de bon aux autres ! “L'ami vrai est celui qui sait regarder sans envie notre bonheur ” disait (encore lui !) Gustave Thibon.

Fleur ou fruit ?

Publié le 16 décembre 2017 à 0:00 Comments commentaires (0)

“Choisir c’est se priver du reste” disait André Gide. Je n’aime pas cette phrase. Je préfère penser la vie dans une perspective réjouissante et dynamique. Et si choisir c’est se priver, eh bien ça m’ennuie ! Mais heureusement l’autre jour ma fille, de retour d’une conférence faite par un religieux jésuite, m’a lancé : “Tu savais, Maman, que choisir, c’est préférer ?” “Euh... non... enfin oui...” En fait, je viens de faire une découverte nucléaire. “Choisir, c’est préférer”, c’est bien ça ? Oui. Sûr ? Oui, oui. Alors j’aime et je like. Et dans mon enthousiasme, je me vois déjà disant “Adieu” aux renoncements de tous bords et à l’austère “choisir, c’est renoncer”. Sauf qu’en fait, une préférence cache toujours un (des) renoncement(s). Ainsi, préfèrer son enfant à tout, c’est exaltant et réjouissant mais au final, chacune sait bien les plumes qu’elle y laisse ! Quand je demande aux femmes que j’accompagne de faire la “Liste de mes Frustrations et Renoncements depuis que je suis Maman”, la liste est souvent longue... Mais alors comment concilier cette préférence – si réjouissante – avec ce renoncement nécessaire, et chagrin ? Peut-être avec cette si belle citation du poète et philosophe Gustave Thibon : “Il faut choisir : rester fleur et se faner, ou mourir et devenir fruit ” (in “L’échelle de Jacob”) . Plutôt appétissant finalement, non ?

Je me demande...

Publié le 4 décembre 2017 à 13:20 Comments commentaires (0)

“... si finalement ce ne sont pas elles qui ont raison” me lance Françoise du haut de ses 60 printemps. “Oui, vous savez, ces jeunes femmes qui ne font plus ni ménage ni cuisine !” Parce qu’elle, le week-end, elle a toujours 1001 choses à faire dans sa maison : mitons sous les meubles, petit ou grand rangement, coup d’éponge par ci, repassage par là... Et de m’avouer : “Je n’arrête jamais, ça m’épuise ! Tiens, poursuit-elle, je ferais mieux parfois de m’arrêter pour jouer avec mes petits-enfants !” En fait, Françoise a un souci : elle s’affaire. Elle est fière et heureuse d’avoir une belle maison pour ceux qu’elle aime, mais elle s’agite. Faire les 1001 choses du quotidien autrement - tout doucement, sans faire de bruit – c’est pourtant possible ! Alors que Noël approche, nous allons toutes nous transformer en “ Mère Noel” ! Et si nous vivions ce temps d’Avant-Noël (Avent) avec cette jolie devise dans un coin de notre coeur : “Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit” ?

Un sacre privilege

Publié le 20 novembre 2017 à 11:35 Comments commentaires (0)

“Quoiqu’on fasse, on sera toujours en retard de neuf mois dans le processus !” me confie ce papa, mi-jaloux mi-admiratif, en évoquant la grossesse de sa femme. Car la future mère a bien ce privilège : être la première à vivre un contact charnel unique, exclusif avec son bébé... qui bien souvent dure toute la vie ! Mais vous avez bien dit “Privilège” ? Se transformer en baleine, haleter en accouchant, faire tourner trois machines de suite, (ré-ré-ré;)essuyer les lunettes collantes, entendre “Maman” 100 fois par jour, passer l’éponge pour la 23ème fois sur la table, ranger le pot de confiture gluant, changer les couches... privilège, vraiment ? Eh oui ! D’abord, parce que tant de femmes aimeraient être à notre place. Je pense à l’une d’elles, en fauteuil roulant qui, les larmes aux yeux, raconte : “le jour où l’on m’a annoncé que je ne serais jamais mère, whaouh !” Ou Laura, qui vient de perdre son enfant à huit mois de grossesse, murmure : “il était ma famille, mon ami, mon soleil...”. Et ensuite parce que toute cette “geste maternelle” (selon une belle expression entendue ce matin à la radio) – nettoyer, élever, nourrir, habiller un autre que soi – est belle, et même “sacrée” comme osait le dire Marguerite Yourcenar (in “Entretiens sur la condition féminine”;). Quant à la sainte de Calcutta, elle était encore plus radicale : “Nous considérons que servir les autres est un privilège et nous essayons à chaque instant de le faire de tout notre coeur”.

Je suis maman et je m'ennuie

Publié le 7 novembre 2017 à 0:50 Comments commentaires (0)

Eva est une jeune cadre, mère d’un petit garçon. Elle avoue : « Le congé parental n’a pas été facile. Je tournais en rond à la maison ! J’ai vraiment été soulagée de reprendre le boulot. » Quant à Marianne, elle me confie : “Je ne comprends pas, j’ai tout pour aller bien, j’ai choisi de m’occuper de mes deux petits enfants mais en fait je m’ennuie, comment ça se fait ?” Et Sophie, elle, raconte : “Le gap entre ma vie d’Avant et d’Après-Bébé est énorme, et compliqué à vivre : passer d’une nana super-occupée à une maman couches-biberon-purée-puzzle” est un peu difficile.” Et si ces trois mamans – qui, osons-le dire, s’embêtent dans leur vie de Maman - souffraient de “bore-out” ? Le bore-out, c’est face cachée du burn-out. C’est alors l’absence de tâches signifiantes – et non le stress - qui pose problème. Et dans un monde où il faut être “surbooké” pour exister, cette forme de dépression - ou « syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui » - est difficile à avouer. Théorisé en 2007 et toujours à l’étude par deux consultants suisses (P. Werder et Ph. Rothlin), ce trouble psychologique serait engendré par le manque de travail, l’ennui, l’absence de satisfaction et de défi, le désintérêt. Identifié dans le cadre professionnel, il pourrait bien toucher certaines mères de famille. Car une fois les enfants partis à l’école, les lessives lancées, le “PMQ” (petit ménage quotidien) fait, le repas préparé ou le “bout’chou” couché, c’est alors pour certaines mères (parmi celles qui restent à la maison bien sûr) le vide sidéral qui s’installe. Improbable, à peine croyable et surtout peu avouable. Et face à cette situation paradoxale (chance d’avoir des enfants versus ennui quotidien), Maman s’oblige à faire bonne figure... Pourtant, identifier et nommer un mal diminue son emprise et permet de trouver le bon remède. Reconnaître que l’on souffre de bore-out, c’est déjà commencer à aller mieux - comme pour le burn-out d’ailleurs.

Le Regard et le Portable

Publié le 6 octobre 2017 à 13:45 Comments commentaires (0)

 “Exister, c’est exister d’abord dans le regard d’un autre ” ai-je lu sous la jolie plume de François Garagnon. Et l’évidence a surgi pour moi au coin d’une rue. Je vois deux ados en train de se photographier avec leur portable. Ils sont, c’est évident, en quête d’un regard virtuel qui les rassure sur ce qu’ils sont. Mais si le Selfie correspond à la soif narcissique des ados, il révèle surtout un besoin vital : celui d’être admiré. “ L’enfant a faim. Il cherche le regard qui rassasie. Même du coin de l’oeil, il a besoin d’être touché par cette seule partie du corps qui ne se puisse toucher : les yeux ” écrit ce même auteur (“Les merveilleuses mères veilleuses”). Demain, le portable sera sans doute un petit robot qui accompagnera les uns et les autres, petits ou grands, partout. Commode. Pratique. Utile. Mais il ne pourra jamais regarder votre Chéri comme vous, ni lui dire “je t’aime” avec des étoiles dans les yeux. Car Rien ne saura Jamais remplacer le Vrai Regard d’une Vraie Maman sur son Enfant. Isabelle Filliozat le répète souvent : “Quand un enfant vous demande si vous l’aimez, arrêtez immédiatement ce que vous faites, et regardez-le”. Ce qui demande la chose la plus difficile au monde pour nous, les mères : arrêter de nous affairer et... de pianoter sur notre portable !


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